Moments choisis d'une cavalière

samedi 18 octobre 2008

Eridan

Le bel Eridan poulain Avec Jean Paul nous avions acheté sa mère Vitamine. Comme Vitamine était suivie par son poulain de 3 semaines, il a bien fallu prendre le poulain avec ! Jean Paul ayant une passion pour les étoiles et comme c’était l’année des « E », on le nomma Eridan.

Eridan était dès son plus jeune âge un poulain cabreur et mordeur. Son pedigree (Meisir X Or du Carbonel) n'avait rien d'exceptionnel, nous aurions dû le castrer vite. Mais voilà : il était joli et Jean Paul ne pouvait pas se résoudre à castrer son cheval. Finalement la décision fut prise un peu tard à l’âge de 3 ans1.

Eridan à la maison en 1998 Eridan n’était pas un cheval facile. Le débourrage se passa sans difficultés mais ensuite le dressage s’avéra beaucoup plus ardu. Aussi, lorsque Jean Paul et moi nous sommes séparés, il fut décidé que je gardais Eridan et lui ma jument Spidam plus facile à vivre et pleine de Jhidalgo dont nous aurions ½ part chacun.

J’écris dès à présent sa présentation car il est évident que la catégorie « Souvenirs souvenirs » s’enrichira forcément de certaines de nos folles aventures ! C’est un cheval très particulier, très proche des humains. Comme nous il est capable de faire la gueu.. et même de tomber en dépression ! Avec son caractère instantané il pouvait tomber amoureux en 2 secondes d’une jument dès le premier regard. Heureusement cela ne lui arrivait pas souvent car il était alors agité d’une frénésie difficilement canalisable… LOL

Eridan, cheval qui trotte dans la mer Il a aujourd’hui 16 ans, vit chez Didier et Nathalie à Royan. Il est heureux et toujours plein de vie, Didier et Nathalie ne s’ennuient pas en sa compagnie ! Sur la photo, Nathalie et lui participent au grand défilé annuel de Royan pour la fête du cheval. Ils profitent d'un temps libre pour trotter dans l'eau. :-)

Aux dernières nouvelles (juillet) il a eu le syndrome de l’hippopotame ! Il s’agit d’une allergie qui provoque des boursouflures sur toute la tête d’où le nom.
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Note :
1 : Récit de sa castration sur le site PPdoc.

mardi 16 septembre 2008

Jhidalgo du Poitou, le Jhiant

Jhidalgo et moi au club hippique niortais en 2002 Ah lui c’est mon poulinou, le seul, l’unique, le fils de ma jument Spidam. Il a absolument toutes les qualités, sauf… son énormité (et aussi il est petit peu moumou ;-)) ! C’est un grand beau cheval long et large qui dégage une forte présence rassurante et naïve. D’un naturel gentil, il cherche toujours à faire plaisir dans la mesure où ça ne lui coûte pas trop d’efforts. ;-)

Ainsi, un jour, sur le chemin de la voie ferrée, Jhidalgo bondit en l’air soudain. Bien sûr, je l’ai engueulé. Mais 10 mètres plus loin, il recommence, un peu moins haut. Je grogne de nouveau. 20 mètres plus loin il refait encore une fois ! Mais ce troisième essai était beaucoup moins haut comme s’il voulait juste tester s’il avait bien compris. Je me suis ensuite souvenue que la veille j’avais ri aux éclats en le voyant bondir en liberté dans le paddock. Il avait cru que j’aimerais aussi cela, en ballade. Sauf que sur le dos, ça ne me faisait pas tellement rigoler. Il n’a plus jamais recommencé. Plus jamais !

Jhidalgo et sa mère se papouillent Dès sa naissance (en 1997) il était si grand que sa pauvre mère de 1,55 m a eu bien du mal à l’expulser ! Il a très vite grandi et on n’a pas tardé à le sevrer car il fatiguait sa mère. Pour cela, je l’ai amené à Pain Perdu où il a tout de suite été adopté par Uria, la jument de mon père. Mais je suis sûre que Caid l’ingénieux a su lui apprendre toutes les ficelles de la vie de cheval, car Jhidalgo a développé une « intelligence » hors de commun. Pour m’amuser, je lui faisais faire des tests pour chiens qu’il réussissait haut la main malgré que chef-chef Uria n’y comprenait rien du tout.

Avec Jhidalgo, on a vraiment eu un stock d’aventures pas ordinaires, il est très attachant, mais décidément, physiquement, il ne me convenait pas du tout. Au début 2005, je l’ai « donné-vendu » 600 euros ! C’est un bon cheval, il saute bien, j’aurais pu le vendre un prix de cheval de concours, mais je savais que chez Benoit (ami de Jean Michel le propriétaire de Falco), il serait bien traité et que j’en aurai des nouvelles quand je voudrais.

Et là ce WE, vous savez quoi ? J’ai appris que Jean Michel allait récupérer Jhidalgo et le placer chez Stephanie ! Et bien vous n’avez pas fini d’en entendre parler de mon poulinou parce que, je vais de nouveau le voir très souvent et peut-être même le monter régulièrement, si j’arrive à passer outre son grand gabarit.

Son petit nom c’est Jhijhi.

mercredi 10 septembre 2008

Kaline de Faye, la belle

Kaline au camion à la maison (Août 2006) Kaline est une superbe grande jument Selle français aux couleurs de feu. Son air avenant et ses allures pétillantes de princesse en ont séduit plus d’un ! :-)

Kaline a une très forte personnalité. Adorable avec les humains, son caractère ultra dominateur la rend souvent ordurière avec les autres chevaux. Montée chez elle (là où elle vit), son caractère très jument subsiste, elle a toujours un sens orienté ailleurs que sur le travail et elle peut à tout moment partir en live. Et alors là on a interêt a tenir à cheval ! Mais faut la comprendre cette pauvre petite, c'est juste qu'elle veut maîtriser son domaine ! C'est tout.
En fait, il n’y a qu’en balade qu’on peut lui faire confiance à condition qu’elle soit associée à un cavalier confirmé dans la monte en extérieur.

Kaline et moi en mai 2003 Nous nous sommes rencontrées au Club Hippique Niortais alors que j’essayais tant bien que mal de m’habituer à la masse énorme de mon cheval Jhidalgo. Je louchais sur elle car elle était la demi sœur de Jhidalgo (même père = Dormane du Puy par Double Espoir) et je trouvais que physiquement elle me conviendrait beaucoup mieux. Et puis j’étais comme tout le monde : séduite.

L'année d'après, je décidais enfin que Jhidalgo, malgré toutes ses évidentes qualités, n’était pas fait pour moi. Peut-être conviendrait-il mieux à mon père ? C’est à ce moment là que le propriétaire de Kaline, Raphaël, me la fit monter. Ce n’était pas de la tarte, elle était loin d’être évidente à monter, mais je réussissais à canaliser à peu près. Comme son prix était accessible à mon budget extra riquiqui, je l’achetais au printemps 2003 à l’âge de 5 ans.

A Doué la Fontaine en 2004 Notre meilleure année sportive a été l’année de ses 6 ans en 2004 où on a eu quelques classements en CSO sur 105 - 110 cm. Ensuite elle a rebiffé fort une première fois lors d’une séance avec Xavier alors qu’il essayait de nous faire nous rapprocher des barres de 1,10 m au tout petit galop. En concours je n’ai jamais réussi à la remettre en confiance bien qu’à l’entraînement elle pouvait sauter à merveille, tant que je ne lui demandais pas la lune.

Depuis un an elle vit à Pain Perdu et mon père la monte de temps en temps en ballade. Il s’entend bien mieux avec elle que avec Jhidalgo trop massif pour lui aussi.

L’hiver dernier, j’ai tenté un dernier essai pour la remettre sur les concours. Je l'amenais une fois par semaine la faire monter par Stephanie aux Ecuries. Ca s’est bien passé jusqu’à la 3ème fois où Stef lui a fait sauter 1,10 m - 1,15 m. Cette séance c’était bien passée, Stef était contente car Kaline se rapprochait des barres correctement. Mais la fois suivante, elle ne voulait pas galoper (elle ruait, ruait, ruait). Bien sûr Stef ne l’a pas fait sauter. Avait-elle une douleur ? Deux jours plus tard en ballade avec moi, elle galopait comme si de rien n’était. La fois suivante avec Stef, impossible de trotter ! Elle ruait tellement fort que Stef a même fini par se retrouver à califourchon sur l’encolure. C’était la rébellion totale.

Kaline avait-elle repéré que Stephanie lui demandait des efforts qu’elle ne voulait (pouvait ?) pas faire ? Quoiqu’il en soit, cet essai avec Stephanie m’a prouvé que les limites de Kaline ne venaient pas toutes de moi. D’un côté c’était rassurant pour mon équitation, d’un autre côté c’était un échec car cela m’obligeait à admettre que Kaline devrait faire retraite.

Elle vit toujours à Pain Perdu et je m’amuse en entraînement avec elle quand l’état du terrain le permet (herbe). Tant que je ne lui demande pas de se plier trop fort ou de sauter trop haut, elle est nickel. J’aime bien aussi partir avec elle pour de longues sorties en extérieur.

Si j'avais du fric, je l'emènerais à Saumur pour qu'elle se fasse inspecter sous les toutes coutures (radios, etc..), histoire de savoir ce qu'il l'empêche de se plier...

jeudi 4 septembre 2008

Quitus du Fraigneau

J'ai acheté Quitus il y a presque un an aux ventes à l'amiable de Champagné les Marais en Vendée. J'avais une super crève et un repas trop agité m'avait rendu aphone et un peu saoule. Mais le petit Quitus avait bien sauté et Julie m'avait dit : "C'est le préféré de Guillame et il est très gentil. Je le sais car c'est moi qui l'ai préparé".

Le jour de la vente Son physique n'était guère impressionnant. Toisant à peine 1,60 m, tout fluet, il aurait fait meilleure figure sur un champ de course que sur un terrain de CSO ! Mais ses sauts avaient montré de l'adresse alliée à de l'intelligence et son pedigree (Barbarian X Almé) n'avait rien a envier à aucun autre cheval. Ma proposition de prix semblait basse mais je ne pouvais pas plus. Finalement, Mr Flogeac, le propriétaire, a accepté. C'est fou l'effet que ça m'a fait lorsque Julie toute contente est venue en trottinant vers moi en s'écriant : "Ca y est, il a accepté !". :-)

Quitus est gentil mais avec du caractère. Il est très souple et ne me déstabilise jamais même lorsqu'il fait l'andouille ou qu'il saute trop grand.
Il a tout de suite pigé que j'étais sa nouvelle nounou et il a immédiatement fait couple, un peu comme un gamin qui veut se faire adopter. ;-)

En Aout 2008 à la maison Il était en cours de débourrage, mais dès la première fois sur son dos, je m'y suis sentie "chez moi" alors que pourtant il m'avait embarqué au trot et que je n'avais aucun contrôle sur la direction et les freins ! ;-) Mais il a très vite compris ce que je voulais.

Je ne sais pas si nous sauterons haut car il manque de puissance et je reste godiche, mais nous devrions pouvoir nous amuser un peu quand même. De toutes façons je le trouve presque toujours agréable et je comprend ses rebuffades les rares fois où il en a.

Son petit nom, c'est Quitou.

lundi 25 août 2008

Falco de la Belle le magnifique

Falco en 2005 après s'être roulé dans le sable

Falco est né en 1993 auprès d'une rivière appelée "Belle" en Deux-Sèvres, son nom vient de là. C'est un grand cheval gris de 1,72 m avec un dos démesurément long. D'un abord craintif, timide, Falco exige qu'on le respecte. Ce n'est qu'à la longue, une fois la relation de confiance clairement établie qu'il s'exprime à plein et montre tout ce qu'il est. Falco est un ami.

Jean Michel l'a acheté à l'âge de 3 ans sur les conseils d'un ami d'alors, Jacky. Mais à 3 et 4 ans Falco était d'une fougue telle que son propriétaire ne le contrôlait qu'avec difficulté. Il fut donc placé chez Jacky qui l'essaya au saut d'obstacles. Falco débuta les concours en catégorie amateurs jeune chevaux (cycles libres) à l'âge de 5 ans. C'est à cette époque que j'ai commencé à le connaître car Jacky l'emenait à Niort prendre des cours avec Xavier. Je me souviens très bien de ce magnifique grand cheval gris pommelé qui tenait sa tête un peu trop basse et encapuchonnée sur le plat. A l'obstacle, Falco chargeait nez à terre et prenait des longues impressionnantes. Son cavalier parfois, ne pouvait s'empêcher de laisser échapper des cris de stupeur mélés à la peur. Ca avait l'air "sport" de chevaucher Falco ! J'admirais sa beauté mais je ne me sentais pas du tout pour le monter un jour ! :-(

Dans son box en Février 2002 Début 2001, le propriétaire et le cavalier se fâchèrent si fort que que Falco se retrouva au Club Hippique Niortais. J'étais prévenue de son arrivée gràce à Xavier qui le récupérait au travail. A Niort on connaissait bien le cheval mais son propriétaire ne nous était connu que par le filtre négatif des paroles de Jacky. La première semaine, Xavier avait rdv avec Jean Michel pour lui faire monter Falco. Et moi évidemment je n'ai pas pu m'enpêcher de faire ma curieuse et d'aller jeter un oeil. Sur Vizir, innocemment, je suis allée là où je savais les trouver. Mais je vois Xavier sortir du manège suivi de Jean Michel sur Falco. Xavier était pressé, il devait partir à un concours :
_ Ah voilà Carole ! fit-il en me présentant à Jean Michel.
_ Tu vas en trotting ? Vous pourriez aller ensemble ? Carole, tu lui montrerais les chemins ? nous proposa-t-il.
Et nous voilà, Vizir et moi, Falco et Jean Michel à sympatiser dans les chemins autour du club.

Au bout de quelques semaines, il me proposa de monter son cheval. Je l'adorais, mais il n'était à priori pas le genre de cheval avec lequel je pouvais m'entendre facilement. Pourtant, entre Falco et moi ça collait, on arrivait à s'arranger tous les deux. Aussi lorsque Xavier n'avait pas le temps, c'était moi qui le montait.

Lussac les Chateaux Au printemps 2002, Xavier prit sa retraite et me poussa à récupérer le cheval au travail. Jean Michel était content et il me permit d'engager Falco dans tous les concours que je voulais. Je ne m'en suis pas privée. Des victoires et des classements on en a eu à la pelle Falco et moi !

Niort Falco lorsqu'il sautait, avait un style impressionnant. En le voyant sauter avec Jacky ou Julien (le fils de Xavier), il me donnait l'impression qu'il jetait ses ailes vers l'avant en les montant très haut pour que son long corps suive, majestueusement.

C'est en 2003 qu'on a eu le plus d'offres d'achat. A chaque fois qu'on sortait de la région sur un concours où l'on ne nous connaissait pas, il y avait quelqu'un qui me demandait : "Il ne serait pas à vendre, par hasard votre cheval ?". J'ai toujours joué le jeu et téléphoné à Jean Michel au cas où cette fois-ci, il voudrait vendre. Heureusement, il répondait : "un ami, ça ne se vend pas !". Jean Michel a toujours été fidèle à son cheval. :-)

Il y eu un hiver difficile, l'hiver entre 2003 et 2004. Dès que Jean Michel le montait en extérieur, Falco se blessait. Même encore aujourd'hui je ne comprend pas bien ce qui pouvait se passer. Est-ce parce que son cavalier lui froissait le dos en lui sautant dessus à froid ? Avec l'âge les tissus se fragilisaient certainement... Quoiqu'il en soit, au bout de la nième blessure, on plaça Falco au pré en Mars 2004. En octobre de cette même année, je ramenais les deux chevaux au club : Falco et Kaline ! Je me souviens comme j'étais heureuse ce jour là. Quelle fête !

Lèges Cap Ferret

2005 fut notre meilleure année de concours. Classés presque à tous les coups, régulièrement gagnants malgré que Falco ne s'est jamais à 100 % remis de toutes ses blessures. Mais notre entente qui ne cessait de s'accroitre compensait sa baisse physique.

En 2007, on se comprenait totalement. C'était la première fois que j'avais eu l'occasion de faire autant "vieux couple fusionnel" avec un cheval. Mais physiquement, Falco se détériorait. Niort Il avait beaucoup d'arthrose et une sorte d'emphysème s'installait rapidement. Cependant, d'évidence il aimait les concours et mettait beaucoup de coeur dans tous ses parcours. Lorsqu'il s'arrêtait je savais que ce n'était ni par vice ni par faignantise, c'est qu'il ne pouvait pas faire autrement. Pour le concours suivant, je nous inscrivais sur un peu moins dur ou un peu moins haut. :-)

Notre dernière épreuve était une vitesse. La veille, une 3ème place dans une épreuve qu'on aurait dû gagner si j'avais été plus confiante m'avait véxée. Ce jour là, il était hors de question que la victoire nous passe sous le nez à cause de moi. Lèges On a pris toutes les options, Falco a enlevé des foulées où il fallait, on a réussi l'option impossible et lorsqu'il a répondu de bon cœur à ma demande d'accélaration, là j'ai su qu'on gagnait. J'étais écroulée de rire et de plaisir sur les 4 derniers obstacles. Plus je riais, plus je sentais Falco tonique et gagneur. Riait-il lui aussi ? Partageait-il ma joie ? Je le crois, car à ce niveau de conivence, il me semble qu'un cheval accorde ses émotions sur les nôtres, même sans comprendre. Heureusement, on a réussi à ne pas se déconcentrer, on faisait bien et vite. En sautant le dernier, j'ai fait "Youpiiie" comme une gamine hilare et débile sûre que j'étais de gagner. Jamais je n'aurais pensé qu'on pouvait se bidonner autant sur une épreuve de saut d'obstacles ! Quel parcours, quel Falco éblouissant...

Mais voilà. Deux jours plus tard je tenais mon Falco au bout de sa longe qui se roulait de douleurs violentes en attendant le vétérinaire. Cette première colique nous fit atterrir en pleine nuit à la clinique du docteur Lenormand près de Bordeaux avec Jean Michel. Ils ne l'ont pas opéré mais ils l'ont gardé en observation quelques jours. Ils ne savent pas ce qu'il a eu.

Par la suite on l'a placé chez Stephanie pour qu'il puisse marcher dans les paddocks et être surveillé la nuit. Au pré chez Stef Mais malgré une amélioration de sa locomotion (se déplacer dans les paddocks) et quelques rémissions fugaces, son état pulmonaire ne cessa de se dégrader. En août 2008, il a été déferré et mis dans le grand pré avec les juments poulinières et les grands poulains.

Ca me rend un peu triste. Lui si joyeux, si gai qui est devenu si vite à court de souffle qu'il ne peut plus hennir à mon approche comme il faisait avant :-(

dimanche 17 août 2008

Caïd le vénérable, mon premier cheval

Caïd ! Que de souvenirs se bousculent. On a fait connaissance en 1971, mon père l'acheta au début de 1973 et il mouru en cette fin de mois de Janvier 1999.
Il a dès le début été un cheval modèle doux, affectueux et docile. Est-ce à cause de ces qualificatifs ou est-ce à cause de mes propres incompétences que je ne le jugeais pas à sa juste valeur ?

Quoiqu'il en soit, Caïd, petit cheval de 1,52 m d'origine peut-être espagnole avec des ascendants Barbes et/ou Arabes, était un cheval bon en tout. Endurant et malin, il n'avait jamais peur de rien et en plus il sautait comme un crack ! Mais loin de l'enseignement classique et de ses manèges, je me figurais que les bons chevaux sautaient tous 1,50 m comme à la télé... Lui ne sautait "que" 1,20 m avec sa pauvre cavalière inexpérimentée en saut d'obstacles. :-/

D'une intelligence remarquable qui s'affinait au fil des ans, il venait à bout de toutes les barrières classiques, tournait les robinets, se contorsionnait pour passer SOUS les clôtures, se sauvait dès qu'une barrière était entrouverte plus de 5 mn, bref que de tours ne nous aura t-il pas joués !
Que de fois mon père fut dérangé à son travail par un appel téléphonique d'un voisin qui ne parvenait pas à attrapper notre cheval évadé... Une fois, en revenant à son travail, mon père a même trouvé sur son bureau un dessin. Il y était représenté debout dans sa Méhari (voiture décapotable en plastique de l'époque), faisant tournoyer son lassot pour récupérer son cheval au galop. Ca m'avait bien fait marrer quand il m'avait raconté cette histoire !

Caïd tu a bien mérité que ton nom apparaisse dans le nom d'un domaine !

:-)