Quitus a de la caboche !
Par Carole, vendredi 31 octobre 2008 à 15:45 :: Au fil du temps :: #35 :: rss
En sortant de chez Stef, petit cabrer et stop. Tout de suite, j’ai compris le message : « si c’est comme la dernière fois, moi je ne joue pas ». Quitus est très gentil mais il n’aime pas être bousculé ou qu’on lui manque de respect.
La balade de Mardi ayant été laborieuse, il appréhendait celle ci. Alors j’ai fait amende honorable et très humblement je lui demandai d’avancer avec mes petits mollets. Il s’est tortillé jusqu’à la barrière. La balade serait-elle entièrement à l’avenant ? Je l’incitais d’une façon décidée mais très gentiment sans le brusquer du tout.
Finalement, il a fini par marcher droit. Il se retenait beaucoup, mais comme il tendait très légèrement ses rênes, je ne lui en demandais pas plus, me contentant d’agir doucement avec les mollets pour maintenir ce rythme s’il voulait bien me le donner. Il ne s’est pas arrêté à l’élevage de faisans et semblait n’avoir peur de rien. On maintenait tout juste ce petit pas de sénateur précieux (oui, il marche comme une fille). En fait je crois bien qu’il me surveillait, prêt à se rebiffer dès que j'esquisserais le plus infime geste d’impatience !
Au bout d’un kilomètre ou deux, je l’ai senti se retenir moins, son corps se relâchait, son pas devenait plus vif. On a marché ainsi encore quelque temps, c’était agréable. Puis on s’est mis au trot. Au début il se retenait encore un peu.
Doucement je l’ai incité à avancer mieux, et au bout d'un temps il s’est lâché ! Il relevait sa tête en emettant des "frout frout" d’exitation. Comme il avançait bien et se tenait toujours beaucoup devant moi, je le récompensais en le caressant. Il était tout content. On est passé en trottant devant tous les endroits qu'il craint habituellement. Mais il était tellement concentré sur moi que ses peurs étaient très diminuées. On a fait quelques écarts mais il a toujours pris sur lui pour passer. Qu’est-ce que j’aime quand il est tout léger comme ça !
C’était donc la grande réconciliation. Ses allures si pleines d’entrain me prouvaient que lui aussi était soulagé. Cela alimentait mon bonheur et mes carresses répétées qui s'en suivaient ainsi que mes éclats de voix joyeux le rendaient de plus en plus intrépide. Le cercle vertueux !
Cette histoire prouve une fois de plus que le passage en force ou l'autorité systématique ne sont souvent pas de bonnes solutions. Les chevaux fonctionnent à l'amour. Le grand Nuno n'a eu de cesse de le répéter tout au long de sa vie. Pourquoi ne l'écoute t'on pas mieux ?
La balade de Mardi ayant été laborieuse, il appréhendait celle ci. Alors j’ai fait amende honorable et très humblement je lui demandai d’avancer avec mes petits mollets. Il s’est tortillé jusqu’à la barrière. La balade serait-elle entièrement à l’avenant ? Je l’incitais d’une façon décidée mais très gentiment sans le brusquer du tout.
Finalement, il a fini par marcher droit. Il se retenait beaucoup, mais comme il tendait très légèrement ses rênes, je ne lui en demandais pas plus, me contentant d’agir doucement avec les mollets pour maintenir ce rythme s’il voulait bien me le donner. Il ne s’est pas arrêté à l’élevage de faisans et semblait n’avoir peur de rien. On maintenait tout juste ce petit pas de sénateur précieux (oui, il marche comme une fille). En fait je crois bien qu’il me surveillait, prêt à se rebiffer dès que j'esquisserais le plus infime geste d’impatience !
Au bout d’un kilomètre ou deux, je l’ai senti se retenir moins, son corps se relâchait, son pas devenait plus vif. On a marché ainsi encore quelque temps, c’était agréable. Puis on s’est mis au trot. Au début il se retenait encore un peu.
Doucement je l’ai incité à avancer mieux, et au bout d'un temps il s’est lâché ! Il relevait sa tête en emettant des "frout frout" d’exitation. Comme il avançait bien et se tenait toujours beaucoup devant moi, je le récompensais en le caressant. Il était tout content. On est passé en trottant devant tous les endroits qu'il craint habituellement. Mais il était tellement concentré sur moi que ses peurs étaient très diminuées. On a fait quelques écarts mais il a toujours pris sur lui pour passer. Qu’est-ce que j’aime quand il est tout léger comme ça !
C’était donc la grande réconciliation. Ses allures si pleines d’entrain me prouvaient que lui aussi était soulagé. Cela alimentait mon bonheur et mes carresses répétées qui s'en suivaient ainsi que mes éclats de voix joyeux le rendaient de plus en plus intrépide. Le cercle vertueux !
Cette histoire prouve une fois de plus que le passage en force ou l'autorité systématique ne sont souvent pas de bonnes solutions. Les chevaux fonctionnent à l'amour. Le grand Nuno n'a eu de cesse de le répéter tout au long de sa vie. Pourquoi ne l'écoute t'on pas mieux ?
Commentaires
1. Le dimanche 2 novembre 2008 à 18:48, par Laura
2. Le dimanche 2 novembre 2008 à 23:50, par Carole
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