Moments choisis d'une cavalière

lundi 26 janvier 2009

Jhidalgo s'est oublié !

Hier Jean Michel et moi devisions sur nos chevaux respectifs. Pour mémoire, Jean Michel est le propriétaire de Falco et il a récemment récupéré le cheval que j’avais fait naître Jhidalgo. A la fin, Jean Michel ouvre la porte du box, se glisse à côté de Jhidalgo et déclame fièrement : « et maintenant il ne sort plus de son box tout seul ». Il avait à peine articulé cela que, depuis le box de Quitus, j’aperçus le grand Jhijhi sortir doucement mais irrémédiablement de son box, Jean Michel tentant vainement de le retenir par la crinière !

"Faut l’engueuler fort, là ! lui intimai-je. Montres lui que tu n'es pas content !".
Mais constatant que Jean Michel ne parvenait ni à l’engueuler ni à l'endiguer, je sortis en trombe du box de Quitus et me ruais vers Jhidalgo en criant d'un ton très colère toutes sortes de mots bien sentis. Arrivée près de lui, je lui collai une forte et sèche baffe sur l’encolure en l’engueulant de plus belle.

Jhidalgo fit demi tour et se dirigea vers son box l’air piteux.

Non mais !

Pauvre Jean Michel ! Depuis des années que je lui dis qu'il faut faire des gestes lents, ne pas crier etc… Quitus sage dans son box Mais Jhidalgo n'est pas Falco. Avec Falco un simple "hausser le ton" suffisait à le terroriser s'il se sentait coupable. Il en faut beaucoup plus pour intimider Jhidalgo !
C'est marrant comme les chevaux ont des caractères très différents, il adapter notre comportement.
Jhidalogo a un côté vraiment balourd mais il est très gentil et beaucoup plus intelligent que la moyenne.

Pendant ce temps, Quitus comptemplait la scène, bien sage à l'entrée de son box. Box ouvert bien sûr !

mardi 6 janvier 2009

Quitus et la neige

C'est le froid sur la France. Ici en Poitou, c'est plutôt moins grave qu'ailleurs mais la neige a eu de quoi tenir. Ce matin, comme beaucoup d'autres de mon village, j'ai dû abandonner ma voiture sur le côté vers le haut de la descente de Vix. Vers 13 heures, comme le dégel ne s'annonçait pas (–2 encore !), j'y suis retournée avec une pelle ! Toutes les voitures abandonnées étaient encore là, mais j'ai réussi à descendre en m'accrochant sur le bas-côté gauche.

Quitus et son chardon A Niort tout dégelait, c'était un autre monde ! En arrivant chez Stef, celle-ci me raconte que tout dégelait, que même les abreuvoirs des écuries du bas étaient en service.

Il restait cependant un peu de neige. J'étais intriguée du comportement qu'aurait Quitus. Connaissait il cela ? Sortaient-ils les poulains lorqu'il neigeait à la jumenterie du Fraigneau ?

Mais dès sorti de son box, Quitus baissa la tête d'autorité et s'empiffra de toute la neige qu'il pouvait ! J'étais surprise, c'était la première fois que je voyais un cheval engloutir la neige avec autant de voracité ! Je l'ai laissé faire un moment et craignant qu'il ne se fasse du mal à manger tout ce froid, on est parti.

Malgré le dégel, des plaques de glace demeuraient sur la route et j'appréhendais les réactions de Quitus. Un écart à un mauvais endroit, c'était la chute assurée ! Il a été plutôt sage mais j'ai trouvé plus prudent de mettre pied à terre dès qu'il a manifesté une crainte un peu vive à l'abord d'un lieu qu'il n'a jamais apprécié.

Comme très souvent de retour à son box, Quitus se précipite sur son abreuvoir mais nulle eau ne venait. Tiens ? Pourtant Stef m'avait dit que c'était OK ? Il avait l'air d'avoir tellement soif que je l'emenais encore tout sellé dans la vieille écurie pour boire dans un box vide. Il siphonait l'eau sans s'arrêter, pire qu'un éléphant ! Lorsqu'enfin il fit une pause, pensant qu'il avait fini, je l'ai rentré dans son box à lui pour le déshabiller. Mais il se jete à nouveau sur son abreuvoir ; il avait une de ses soifs ! Il a encore bu un plein seau d'eau.

Stef eu le réflexe de vérifier les abreuvoirs des autres box de l'écurie de Quitus. Ils fonctionnaient, ce n'était donc pas le gel. Après recherches, il s'est avéré qu'une petite pièce manquait, l'abreuvoir est en panne.

Tu m'étonnes qu'il s'empiffrait de neige le pauvre Quitou !

samedi 27 décembre 2008

Les marches de Avenger

Avenger a vu l'ostéo Mardi. Le programme que m'a donné Séverine (sa proprio) pour les cinq jours où je l'aurais en garde n'était guerre réjouissant : rien le mardi, du pas pendant trois jours puis le dernier jour, possibilité de faire du tout tout petit trot. Surtout pas de trot moyen m'avait-elle bien précisé…

Heureusement pour me consoler, j'avais aussi en garde le seigneur Ponch qui, lui, est en pleine forme et n'a pas vu l'ostéo !

Avenger (Photographe : Laura) Envisageant que pour un cheval énergique comme Avenger, cette absence de dépense physique pouvait être très longue, j'ai pris l'initiative de le faire mettre en demi ration de bouffe.

Et je l'ai marché.

Le premier jour, je marchais si vite qu'il avait du mal à suivre ! Il buffait derrière moi et me touchait parfois avec son museau pour me signifier qu'il en avait marre…
Le deuxième et le troisième jour, il commençait à fatiguer que au bout de 15 minutes.

Aujourd'hui, c'était le jour où il avait le droit au petit trot. Il faisait froid, il était en forme ! Pour voir, je me suis mise à trotter. Sans aller plus vite qu'en marchant vite je sautais d'un pied sur l'autre pour lui montrer qu'on pouvait trotter. Et il a fait comme moi, mais avec plus de rebond évidemment ! C'est rigolo comme ils ont le sens de l'imitation, les chevaux !

Mais même ce trot ne suffisait pas à me réchauffer avec ce vent glacé qui s'engouffrait dans l'allée. Alors on s'est réfugié une fois de plus dans le manège. Il marchait beaucoup mieux aujourd'hui, il a "duré" sans difficulté pendant toute la demi heure. Lorsque je le regardais, il secouait un peu sa tête comme s'il voulait jouer. Lorsque je m'arrêtais, il tournait sa belle tête vers moi, cherchant les calins. C'est décidément un compagnon bien agréable cet Avenger !

Et en fin de compte, Séverine m'a avoué par téléphone qu'elle avait exagéré le programme, l'ostéo ayant recommandé le trot dès le premier jour… J'ai l'impression qu'elle m'a fait son programme en pensant que je le monterais et que je ne résisterais pas à le mettre au trot. C'est bien mal me connaître, je n'ai même pas imaginé une seconde que je pouvais m'abîmer le derrière dans ma mauvaise selle et me cailler sur un cheval à ne faire que du pas de promenade !

C'est limite si je ne me suis pas fait engueulé parce que je l'ai marché alors que c'était exactement ce qu'elle m'avait demandé de faire. Y'a des gens qui sont vraiment très compliqués.

lundi 22 décembre 2008

Les pipis de Kaline

Depuis Novembre, lorsque je viens la nuit, Kaline m’attend dans l’écurie. Elle sait maintenant que lorsque la nuit tombe, je ne serais pas très longue.

Pendant un temps, dès que j’arrivais, elle faisait pipi.

J’étais surprise, car la seule histoire de cheval qui pissait à l’approche de son maître était l’histoire d’une jument avec sa cavalière championne de dressage. Mais ce réflexe avait été conditionné par un long apprentissage afin que la jument ne soit jamais encombrée lors du travail. Pour Kaline, rien de tel !

Au bout de plusieurs soirs j’ai fini par penser aux chiots qui « se lâchent » lorsque leur maître rentre à la maison après une absence, et je pense qu’il doit y avoir un peu de ça dans ce geste de Kaline. Pour les chevaux, faire pipi est un signe de décontraction. Lorsqu’ils sont stressés ils peuvent crotter mais jamais uriner. Peut-être était t-elle anxieuse en m’attendant ? Mon arrivée provoquait alors ce geste de relâchement…

Quoiqu’il en soit elle a fait cela pendant une grosse quinzaine de jours, dommage que je n’ai jamais eu l’à-propos d’amener mon appareil photo ! Depuis une semaine, elle m’attend toujours dans l’écurie mais ne pisse plus à mon arrivée. Maintenant, elle SAIT que je viendrais.

lundi 8 décembre 2008

La trachéotomie de Juliette

Juliette était une bonne jument de concours de Stéphanie, la propriétaire des écuries où se trouve Quitus pendant l’hiver.
Début 2007, Juliette entrait dans sa 10ème année. Juliette ayant déjà obtenu de nombreux bons résultats dans les gros concours de la région (ex B1), Stéphanie était en droit d’en attendre quelques saisons encore meilleures. A 10 ans, un cheval n’a souvent pas encore atteind sa forme optimale.

Mais en cette fin d’hiver, la glotte de Juliette se mit à gonfler jusqu’à empêcher l’air de circuler librement dans la trachée artère. Entre le printemps 2007 et début 2008, elle a été opérée 3 fois, mais à chaque fois des sortes de résidus s’amalgamaient sur la cicatrice venant obstruer la trachée.
Cet automne la respiration de Juliette devint à nouveau très bruyante. Il fallait faire un choix : ré-opérer encore une nouvelle fois ou effectuer une trachéotomie ?

Un soir en arrivant aux écuries, je vis les filles attroupées devant un box. Elles regardaient Juliette dont la trachée avait été ouverte, un appareil glissé à l’intérieur lui maintenait les chairs ouvertes pour lui permettre de respirer.

Juliette et sa trachéotomie      Juliette et sa trachéotomie


Juliette respire normalement, elle s’est remise à galoper dans le pré, tout va bien pour elle. Les chevaux peuvent parfaitement vivre ainsi, il est même interdit de les faire courir ainsi en course hippique car il parait que ça les aide ! La trachéotomie est considérée comme une technique dopante.

lundi 24 novembre 2008

Au crépuscule de fin d’automne (Quitus)

Décidément la nuit tombe de plus en plus tôt. L'autre jour Quitus et moi sommes sortis peu avant le crépuscule. C'est une ambiance particulière qui varie selon les saisons et la météo. Chaque crépuscule est spécial et envoûtant.
Dans les marais, les teintes rouges rosées jaunes qui se mêlent aux nuances de gris des nuages et aux surfaces de ciel bleu pale violacé viennent à la rencontre des couleurs marron et vert sombre des champs labourés et des herbages.
Sur la route principale, les phares allumés des voitures qui rentrent du boulot en se suivant de près donnent une impression de vie urbaine, mais dès que l'on s'engage sur une petite voie, le grouillement perceptible des animaux confirme la ruralité du lieu. Les animaux de la nuit s'animent alors que ceux du jour profitent des derniers moments de clarté.

Quitus en train de faire le zazou un crépuscule à la maison Selon le caractère des chevaux, ce moment du jour peut soit apporter un grand calme soit les exciter. En liberté, lorsqu’il était à la maison, Quitus était plutôt du genre « excité du matin et du soir » comme beaucoup de jeunes chevaux. L’aube et le crépuscule étaient souvent des instants de francs défoulement et de folles galopades qui m’ont d’ailleurs permis de prendre certaines photos sympas de lui.

Lorsque je le monte en carrière à cette heure là, il peut tout un coup soudain partir en live pour une raison ou pour une autre, mais en extérieur, bizarrement, il a plutôt moins peur que d’habitude.

Cette fois-ci, son comportement a été sans surprise. Un sursaut en passant devant l’élevage de faisans qui voletaient tant bien que mal sous leurs filets, un sursaut encore lorsque deux perdrix se sont envolées de la haie. Au chemin blanc, dans un pré deux chevrettes se sauvèrent mollement à notre approche.

En bas du chemin blanc, non loin des écuries, j’entendis une autre sorte d’animal, dont les bruits sont peu communs à cet endroit : des voix rieuses de filles ! En sortant du chemin j’aperçu au loin deux ombres sur le bas côté de la route qui marchaient en tenant quelque chose à côté d’elles. Sans mes lunettes et dans le noir, impossible de reconnaître plus précisément ce que je voyais ! Rentrée aux écuries, alors que je finissais de soigner Quitus, les exclamations de Charlotte et d’Alice m’apprirent que les deux filles de la nuit c’étaient elles, traînant leur scooter en panne !

Remarque : il semblerait que j'ai l'âme champêtre en ce moment car je ne parviens pas à avoir envie de raconter quoi que ce soit qui m'arrive au travail dans une carrière ! Pourtant ça bosse ! Si si ! LOL

vendredi 14 novembre 2008

Balade à deux (Quitus), le souffle de Falco

En sortant du boulot, je pensais bien sortir Quitus seule.
Mais alors que je me changeais dans la sellerie, Patrice arriva :
_ Tu fais quoi, tu sors ?
_ Oui, lui répondis-je, mais je sors cool
_ Ok moi aussi, on peut aller ensemble ?
Pour une fois, ça ne ferait pas de mal à Quitus d'être en compagnie.

Mais le cheval de Patrice, c'est le gros Lariot dont les rapides et grandes enjambées ont forcé Quitus à s'employer. Mon pauvre petit cheval avait bien du mal à suivre ! Galop lorsque Lariot trottait un peu fort, et gros efforts au pas pour parvenir à suivre le géant même lorsque Patrice le contenait ! En fait, Quitus peinait tant que cela le démotivait. Il se laissait distancer dès que je l'incitais moins. Héhé ! Ca lui fera les pieds au Quitou : halte à la nonchalance !


En rentrant, que vois-je ? Falco au galop qui hennissait ! Je remarquais que sa préférée Milady était avec eux, sa couverture sur le dos. Pendant que je m'occupais de Quitus, Milady avait été rentrée au boxe. Mais Falco n'était pas content, il hennissait à n'en plus finir à la petite barrière, celle qui se situe au plus près du boxe de Milady. Il connait bien la maison mon ami Falco. :-)

En ayant fini avec Quitus, je décide d'aller voir Falco dans la nuit tombante. Il se trouvait toujours près de cette petite barrière. Comme c'était trop gadouilleux, je préférais faire le tour et j'en profitais pour ramasser l'appareil photo dans la voiture. La nuit tombait très vite. Falco répondit de suite à mon appel, tout heureux d'avoir de la visite. Les autres juments ne l'ont toujours pas accepté dans le troupeau, alors il passe la majeure partie de son temps seul, sauf les rares fois où Milady est dans ce pré. D'où cet attachement pour la jolie ponette.

Falco arrive dans la nuit Apercevant sa masse grise sortir de l'obscurité, je pris rapidement une photo. Bien sûr c'est flou, mais c'est ainsi qu'il m'est apparu : une ombre claire comme un fantôme renaissant... On est resté ensemble un moment. Lorsque je remontai le pré pour partir, il m'a suivit jusqu'à ce que je pénètre dans la zone inviolable de sécurité du groupe de juments. Alors j'ai fait demi tour pour lui dire un dernier "au revoir" et je l'ai laissé retourner près de la petite barrière en bois au plus près du boxe de Milady.

Falco peut maintenant hennir, c'est la preuve qu'il reprend du souffle. :-)
Il soupire après Milady, c'est la preuve qu'il reprend du goût de vivre avec son lot de petites ambitions :-)

lundi 10 novembre 2008

La 2ème fois sur le dos d'un cheval !

La 1ère fois a imprimé mes souvenirs au point que, durant les 5 années qui suivirent, la vue d’un cheval dans un champ, ne serait-ce qu’au travers des vitres d’un véhicule, me projetait aussitôt dans des rêveries interminables.

En 1971, mon père sans le savoir débuta la concrétisation de ces rêves en achetant PainPerdu, une ruine perdue entre plaine et gâtine pas trop loin de Niort.
Je crois que c’est cet été 1971 qu’il m’amena, un jour de chaleur, sur les bords d’un étang nouvellement aménagé à Verruyes.

IL Y AVAIT DES CHEVAUX !

Je ne suis pas sûre que je me sois baignée. Dans mon souvenir, j'observais les chevaux, dos à la baignade.
Enfin, mon père l’air de rien me proposa :
_ « Et si on essayer d’aller faire un tour à cheval ? »
Moi, l’air encore plus de rien :
_ « Oui, pourquoi pas ? » J’étais sacrément émue.

Il pris contact avec un jeune homme souriant.
_ « Etes vous déjà monté à cheval ? » nous demanda t-il.
Comme il me regardait, je répondis : « oui, oui »
Ben oui quoi ! J’étais déjà monté une fois non ? Mon père n'a rien dit. Il a dû se demander si par hasard ma mère ne m’avait pas déjà initié. Quoiqu’il en soit, il n’a pas moufté et pourtant il aurait pu car, lui, il n’était jamais de sa vie monté sur le dos d’un cheval !

Mon cheval avait une couleur que, du haut de mon ignorance, je décrétais indéfinissable entre marron et gris. Celui de mon père était gris.
Nous avons fait une ballade de rêve de plus d’une heure parmi les chemins creux, escaladant les collines et traversant les gués en les laissant boire.
Au début du trot je me souviens que je rebondissais de façon désordonnée, c'était comme la première fois sur Bijou, j'étais secouée. Remarquant que le cavalier devant moi semblait à l'aise et qu'il se levait et s’asseyait en cadence, je me suis efforcée de l’imiter et j’ai très vite réussi. Ouf, quel confort. Mais mon pauvre père derrière… Il a dû douiller ! Il ne s’est pas plaint une seule fois. Faut dire que c’était tellement chouette, le virus était en train de l'attraper lui aussi...

Je crois que mon père montait Cirocco, mais je suis sûre que je montais… Caïd ! Ils avaient trois ans...

Les voici deux ans plus tard à Pain Perdu les deux complices, heureux de se retrouver alors qu'on avait acheté Caïd depuis six mois déjà (Aout 1973).

Caid et Cirocco se bisouillent Caid et Cirocco se roulent ensemble, je les regarde en me marrant, c'est si beau !

mercredi 5 novembre 2008

Elections aux USA

ILS L'ONT FAIT !

Obama n'est certainement pas l'homme providenciel, mais il est au moins synonyme d'"espoir" pour le monde entier. Rien que cette espérance, ce nouvel optimisme peut faire plus que la politique elle même. Porté par cet immense élan, on peut maintenant espérer qu'il aura la force et le pouvoir de mettre en oeuvre les quelques promesses sociales et humaines qu'il a déclamé pour son pays ?

Et puis... Que c'est émouvant cette réconciliation des américains avec le reste du monde ! Et ce jeune et beau président métis, quelle image plus symbolique pour les USA ?

Même si au final il n'en ressortais pas grand chose, cette élection restera indéniablement un grand moment, j'en suis persuadée.

Mille millions de bravos !

lundi 3 novembre 2008

Quitus et son cri de guerre !

Et oui, encore Quitus. Je pourrai vous parler de Kaline, Jhidalgo, Avenger, Paco, Falco et les autres, mais décidément, c’est Quitus qui tient le devant de la scène en ce moment.

Vendredi Stéf faisait passer l’épreuve de dressage galop 7 à ses élèves. Avec Quitus, on s’est garé dans un endroit pour ne pas gêner et on les a regardé. On est resté quasi immobiles presque une demi heure le temps que les filles exécutent leur reprise. Quand tout fut fini, j’étais morte de froid ! Alors on est retourné au boxe chercher ma veste. Et hop, on y retourne. Quitus devait être un peu déçu, mais il ne me le montra pas trop. :-)

Les filles et stéf se trouvaient encore dans la carrière car Stef comptait les points. Avec Quitus on commença notre travail, il était pas trop mal, plutôt plus vif que d’habitude. Puis tout le monde sortit mais certaines cavalières et Stéf continuèrent a discuter à l’entrée de la carrière avec les parents Charlotte et Mathilde qui arrivaient.

Alors qu’on était au fond de la carrière, Quitus émis son cri de guerre : hiiiiiiiiiiiiiiiii et me voilà soudain reconduite illico presto au galop saut de moutons vers l’entrée. « C’est l’heure de la bouffe, j’ai faim moi ! » me disait-il dans son patois personnel. Il n’avait pas tord, mais bon. Travail d’abord. Tant bien que mal je le ramène au fond de la carrière mais là il aperçoit la troupe se diriger lentement vers les boxes : hiiiiiiiiiiiiiiiii (traduction : « et moi les copains, moi aussi je veux manger ! ») et rebelote départ en trombe. On n’a pas été loin. J'étais sur mes gardes !

La nuit tombait avec sa fraîcheur hivernale. Même lorsqu’il s’est enfin concentré sur le travail, Quitus est resté très tonique, on a fait une vraie bonne séance. C’est la première fois que j’obtenais un galop comme Vendredi.

Ce qu’il y a de motivant avec les jeunes chevaux c’est qu’on obtient régulièrement des « 1ères fois ». On est donc plus souvent placé dans une sensation de progrès. Même si le jeune n’a pas de qualités extraordinaires, sa progression est un succès toujours bon à prendre pour le moral du cavalier.

vendredi 31 octobre 2008

Quitus a de la caboche !

En sortant de chez Stef, petit cabrer et stop. Tout de suite, j’ai compris le message : « si c’est comme la dernière fois, moi je ne joue pas ». Quitus est très gentil mais il n’aime pas être bousculé ou qu’on lui manque de respect. Quitus marche droit La balade de Mardi ayant été laborieuse, il appréhendait celle ci. Alors j’ai fait amende honorable et très humblement je lui demandai d’avancer avec mes petits mollets. Il s’est tortillé jusqu’à la barrière. La balade serait-elle entièrement à l’avenant ? Je l’incitais d’une façon décidée mais très gentiment sans le brusquer du tout.

Finalement, il a fini par marcher droit. Il se retenait beaucoup, mais comme il tendait très légèrement ses rênes, je ne lui en demandais pas plus, me contentant d’agir doucement avec les mollets pour maintenir ce rythme s’il voulait bien me le donner. Il ne s’est pas arrêté à l’élevage de faisans et semblait n’avoir peur de rien. On maintenait tout juste ce petit pas de sénateur précieux (oui, il marche comme une fille). En fait je crois bien qu’il me surveillait, prêt à se rebiffer dès que j'esquisserais le plus infime geste d’impatience !

Au bout d’un kilomètre ou deux, je l’ai senti se retenir moins, son corps se relâchait, son pas devenait plus vif. On a marché ainsi encore quelque temps, c’était agréable. Puis on s’est mis au trot. Au début il se retenait encore un peu.

Doucement je l’ai incité à avancer mieux, et au bout d'un temps il s’est lâché ! Il relevait sa tête en emettant des "frout frout" d’exitation. Comme il avançait bien et se tenait toujours beaucoup devant moi, je le récompensais en le caressant. Il était tout content. On est passé en trottant devant tous les endroits qu'il craint habituellement. Mais il était tellement concentré sur moi que ses peurs étaient très diminuées. On a fait quelques écarts mais il a toujours pris sur lui pour passer. Qu’est-ce que j’aime quand il est tout léger comme ça !

C’était donc la grande réconciliation. Ses allures si pleines d’entrain me prouvaient que lui aussi était soulagé. Cela alimentait mon bonheur et mes carresses répétées qui s'en suivaient ainsi que mes éclats de voix joyeux le rendaient de plus en plus intrépide. Le cercle vertueux !

Cette histoire prouve une fois de plus que le passage en force ou l'autorité systématique ne sont souvent pas de bonnes solutions. Les chevaux fonctionnent à l'amour. Le grand Nuno n'a eu de cesse de le répéter tout au long de sa vie. Pourquoi ne l'écoute t'on pas mieux ?

mercredi 29 octobre 2008

Quitus donne toujours mal son pied

Lorsque je cure les pieds de Quitus, je commence toujours par le pied gauche. Je cure puis j’essaie d’attraper son pied droit par-dessous sans passer de l’autre côté. Hier, oh miracle ! Il me l’a donné, c’était la première fois ! Bien sûr je l’ai félicité, mais il l’a reposé assez vite et ensuite plus moyen de lui reprendre. Dommage, c'était un faux espoir, il me l’avait donné par hasard, sans y penser. Mais il va falloir que je m’occupe plus sérieusement de lui apprendre à exécuter ce geste sans hésitation, surtout les antérieurs. Depuis le début, on doit presque systématiquement le pousser à l’épaule pour qu’il consente à donner son pied, c'est pas terrible.

Ensuite je l’ai trouvé distrait. Il était lourdaud, toujours placé au mauvais endroit dans son boxe.

Enfin on est parti. Sur la photo, pour ceux qui connaissent, c’est juste en sortant de chez Stef. On voit bien que, déjà, dès avant la barrière, il tournait la tête et n’avançait à rien. Sa distraction allait durer toute la balade. Tout était prétexte à ralentir, voir à s’arrêter. En rentrant il était plus tonique (comme c'est bizarre !), il est même parti en galop coups de culs parce qu’un scooter bruyant l'avait croisé trop vite.

Ca c'était hier, mais aujourd'hui, dans le sable, c'était loin d'être terrible aussi... Ca me déprime ces chevaux qui n'avancent pas. Lui et Jhidalgo se font une concurrence de molesse, c'est fatiguant.
Période creuse.

dimanche 26 octobre 2008

Jhijhi et Gigi !

Pour les ceusses qui ne les connaissez pas : Jhijhi = Jhidalgo et Gigi = Gypsy

En arrivant chez Stef, je ne fus pas plus surprise que ça lorsque je vis Jhidalgo fuir Gypsy au trot. Je l'avais déjà vu fuir maintes fois les hongres Equus et Lariot qui n'hésitent pas se servir de leurs dents.
"Pauvre Jhijhi qui se fait encore harceler" me suis-je dit.




Lorsqu'il se dirigea seul vers l'endroit d'où Gypsy l'avait chassé j'ai pensé : "Au moins il a de la suite dans les idées !"









Mais quelle ne fut ma surprise lorsque Gypsy s'approcha de Jhidalgo sans provoquer de fuite immédiate !




Je te bisouille, tu me bisouilles


Je te rebisouille, tu me rebisouilles. Jhijhi semble apprécier !



Gypsy : "Bon c'est pas tout ça mais va falloir passer aux choses sérieuses !"

Jhijhi : "J'aurais bien continué les bisous moi ? Qu'est-ce qu'elle me veut encore ?"






Gypsy : "Alors mon grand que se passe t-il ? Je suis toute gentille pourtant ?"

Jhijhi : "Euh oui, mais bon. Je ne comprend pas tout moi..."





Jhijhi : "Là bas il y a un peu d'herbe plus haute..."

Gypsy : "Mais ? Mais ? Il me laisse en plan ? ah non alors !"



Gypsy : "Ah le revoilà ! Il est si gentil ce doux Jhidalgo pourtant"
 

Jhijhi : "Pffff ! On ne peut même plus manger tranquille ici ! Bon où vais-je aller maintenant ? Pas dans l'autre pré, il y a le méchant Lariot. Tiens ! Mais c'est Carole qui est là bas ?"
 
Jhijhi : "Elle ne va pas me suivre jusqu'à Carole quand même ?"

Gypsy : "Mon chéri je t'aime ! Ne t'en va pas... Tiens juste un petit bisou..."

 




Jhijhi : "Plus qu'une solution : Le gros Lariot et ses méchantes dents !"

Gypsy : "Jhidalgo, attends moi !"
 




Jhijhi : "Bon alors qu'est-ce qu'il fiche Lariot ? Voilà qu'elle me sent les fesses maintenant !"

Gypsy : "C'est bizarre, ça ne sent pas comme ça devrait ?"
 

Lariot : "Ah mais c'est quoi ce gros sac à puces qui se permet de se laisser draguer par une de mes femmes ?

Jhijhi : "Hihi ! Le voilà ! Sauve qui peut, sauve qui peut !"

Gypsy : "Flute ! C'est foutu, voilà l'autre qui débarque !



Lariot : "Toujours aussi trouillard celui là. Bon et Gygsy, où est-elle passée ?

Jhijhi : "Je fais encore un peu l'idiot puis hop ! Je file là où il y a l'herbe !"
 


Lariot : "Elle se sauve quand je cherche à l'approcher, elle ne doit pas être en chaleur donc"

Gypsy : "Vite vite ! Avec ma copine ! J'en veux pas de ce type !"





Jhijhi : "Et voilà c'est gagné ! Plus de gros lariot pour m'interdire ce pré et plus de Gypsy qui me fait des trucs trop bizarres !"
 


Lariot au fond à l'écart : "Qu'est-ce que je fais maintenant ?"

Gypsy : Lariot ne me poursuit plus, je vais donc pouvoir aller pleurer dans mon coin en bas du pré, personne ne me dérangera là-bas.



Lorsque Charlotte est arrivée une petite heure plus tard, elle appela vainement sa Gypsy, immobile au fond du pré. Etonnée qu'elle ne réponde pas Charlotte insista, mais elle dû se résigner à traverser tout le pré pour attraper sa jument.

Et oui ! On ne s'imagine pas à quel point les chevaux ont une vie qui leur appartient... :-)

Post Sriptum : Aujourd'hui dimanche, soit 2 jours plus tard, Lariot faisait systématiquement le vide autour de Gypsy qui est bien en pleines chaleurs. Même Equus n'avait pas le droit de s'approcher trop près. Gypsy faisait parfois un peu de gringue à Lariot mais c'était fugace car cela ne faisait pas plus d'effet à Lariot qu'à Jhidalgo. Ce matin si elle était avec lui c'était uniquement parce qu'il ne lui laissait pas le choix. Je ne le savais pas aussi dominateur ce cheval !

jeudi 23 octobre 2008

Une belle fin d'après midi d'automne

En ce moment, pas moyen de sortir du boulot de très bonne heure, il y a toujours quelque chose à faire. J'aime autant ça que le contraire mais c'est pas bon pour mes plannings équestres ! Et histoire de me mettre encore plus en retard, aux écuries, je rencontre Charlotte, mon amie FaceBook depuis hier, ;-) puis Stéphanie qu'on a essayé sans succès de convaincre de venir avec nous sur FaceBook, et Etienne qui, lui, a son ordi en panne donc est hors circuit pour l'instant. Heureusement pour cette semaine encore, les nuits ne tombent pas trop tôt, j'avais encore le temps de prendre le temps avec mon cheval.

J'essaie toujours de m'approcher des boxes sans bruit mais Quitus m'entend arriver de loin ! Alors il sort sa tête et hennit doucement en hochant du chef.

Charlotte et Stef laissèrent la barrière du paddock ouverte en rentrant L'Indienne et Nuit d'été pour la nuit. Jhidalgo était tout au bout du paddock, et Equus ne semblait pas s'apercevoir que ces copines étaient parties. Du boxe de Quitus, j'entendis un grand bruit de sabots dans la cour. C'était Jhijhi qui, lui, avait bien repéré le départ des filles et qui s'était dit "ah chouette c'est l'heure la bouffe". Bien qu'il soit chez stef depuis un bail Equus fini par comprendre aussi, mais bcp plus tard ! Jhidalgo a toujours eu la comprenette facile lorsqu'on lui parle de bouffe !

Enfin nous sommes prêts. Comme hier on a sauté, aujourd'hui c'est ballade cool. J'adore ces belles journées d'automne. Cette lumière claire, un air limpide et léger, toute la gamme de couleurs vertes matinées de jaune orangé rouge sur fond de ciel bleu, une temprétaure agréable, le calme de la campagne, c'est idyllique ! Profitons en ! Combien de fois à cheval, ai-je ressenti ce bonheur d'être en phase avec la nature en communion avec ma monture. Après le stress du boulot, ce sont de véritables cures de détente. Les journées peuvent être terribles, si le soir on est bien avec ses chevaux, tout est racheté :-)

Aujourd'hui, cerise sur le gâteau, il y avait ce temps paradisiaque :-)

Quitus se faisait un peu prier de temps en temps. Il n'a plus vraiment peur mais il se méfie de certains endroits. Il a compris que je n'aimais pas qu'il recule, mais parfois il ne peut s'empêcher de faire un demi tour ! Mais comme il y croit de moins en moins lui même, ses demi-tours sont moins véloces et il n'a pas le temps d'entamer sa foulée de galop que je l'ai déjà remis dans le droit chemin :-)

En rentrant on a pris le passage ou Stef place sa balle de foin lorsque des chevaux occupent les écuries du haut. C'est une dalle de béton s'achevant sur une marche de 50-60 cm de haut qui donne sur le chemin qui va aux boxes du bas. Je me penchai doucement en avant pour éviter les branches de l'arbre et Quitus sauta pour franchir la marche comme un véritable cheval de cross :-)


Il était juste temps de rentrer, la nuit tombait et Stef venait de déposer les granulés dans la mangeoire :-)

mercredi 22 octobre 2008

Quand Eridan rencontre jhidalgo...

Kathy la normande et Céline la bretonne sont descendues me voir ce mois d'Août 1999. Histoire d'accueillir ces deux cavalières illustres de la ml2, célèbre mailing liste équestre de cette ancienne époque qui cloturait si parfaitement le dernier millénaire... Où en étais-je déjà ? Ah oui. Donc Histoire d'accueillir mes amies d'internet, j'avais rapatrié Uria, la jument de mon généreux père à la maison. Comme autre cheval, j'avais Eridan (7 ans) et Jhidalgo alors âgé de 2 ans (1,65 m déjà) que j'avais monté 2 fois au pas en guise de pré-débourrage.

Comme je n'aime pas avoir 3 chevaux dans un même pré (conflits possibles), Uria et Eridan se trouvaient dans un paddock à 200 m tandis que Jhidalgo restait sur le paddock autour de la maison.

Jhidalgo et moi posons... Et si tu galopais un peu Jhijhi !
La vie coule tranquille pour Jhijhi...

Un beau jour, nous décidâmes de partir toutes les trois en ballade et faire un peu de dressage dans un champ moissonné. Pendant que Kathy et Céline allaient à l'autre paddock préparer Uria et Eridan, j'escaladais mon nouveau destrier tout frais tout neuf Jhidalgo !

Mais à peine arrivais-je à la rencontre des copines que Eridan, monté par Céline avec sa nouvelle selle de dressage, attaqua Jhidalgo ! Il tendait de le mordre et lançait un antérieur en avant, bref l'attaque en bonne et due forme. Jhidalgo n'en menait pas large le pauvre.
Pour une surprise, elle était de taille. Jusqu'alors, Jamais, Eridan n'avait esquissé le moindre geste d'agressivité vis à vis d'un autre cheval ! Il fallu se mettre bien vite à l'évidence, Eridan me faisait une crise de jalousie.

Bon... Qu'on se le tienne pour dit. Nous éviterons, autant que faire se peut, que Eridan et Jhidalgo se trouvent côte à côte !

papotage... On est parvenu au champ moissonné sans encombre...
Pendant que Céline tentait prendre Eridan en main, je suis descendue de jhidalgo pour éviter de fatiguer mon tout pitit poulinou de 2 ans. Avec Kathy, solidement juchée sur Uria, le camescope en main, nous papotions de tout et de rien. Sur la photo, on voit bien les oreilles attentives des 2 chevaux. C'était en fait une conversation à quatre, ils écoutaient bien ! ;-)

Mais Céline ne parvient pas à trouver les boutons de Eridan qui ne loupe pas une occasion pour mal travailler. Il n'avance pas, esquisse des cabrers de plus en plus hauts, ne veut pas tourner, lève la tête, creuse le dos... Bref le Eridan dans toute sa splendeur des mauvais jours. :-(

On fini par décider que je le monte. Mais voilà... Il faut changer de cheval et Eridan, dès qu'il s'approche de Jhidalgo, cherche à le mordre ou pointe une jambe !

Eridan contre Jhidalgo
Eridan attaque Jhidalgo qui ne comprend pas

Même lorsque Céline fut descendue de cheval, Eridan continua a vouloir soumettre Jhidalgo. Elle dû avoir recourt à toute son énergie et sa volonté pour parvenir à se faire respecter de mon cheval capricieux. Sous son regard décidé et sa main ferme, Eridan fini par se calmer suffisament pour que l'échange de chevaux puisse être effectué.
Me voilà donc à cheval. C'était la première fois de ma vie que je posais les fesses dans une vraie selle de dressage et je dois dire que ça ne m'a pas laissé un souvenir éblouissant ! La position que donne ce genre de selle est très différente de celle d'une selle d'obstacles et cela me perturbait.

Le cabrer J'entrepris de mettre aux ordres Ridounet en lui demandant fermement le mouvement en avant. Eridan, encore en colère, ne l'entendit pas ainsi et sa réaction ne se fit pas attendre : il se cabra bien haut ! Evidemment, Kathy, toujours sur Uria, n'en perdait pas une miette avec son camesciope !

Je ne me souviens plus si il y a eu un 2ème cabrer. Je ne crois pas. Bien sûr, il n'était pas question qu'il continue ainsi et je lui ai clairement fait comprendre. Mais il m'a bien fallu un bon 1/4 d'heure avant de pouvoir lui faire exécuter des figures simples sur la main et dans l'impulsion.

trot enlevé trot assis
Voilà enfin un Eridan qui travaille. Mais cette selle de dressage... bof, bof, bof ! Et puis je ne sais plus du tout chausser long ! ;-)

Finalement, après avoir remis Eridan aux ordres, on a pu rechanger de cheval plus facilement et nous sommes revenues à la maison tranquillement, chacune sur son cheval de départ.

Je pense que c'est la présence de Jhidalgo qui avait perturbé Eridan et non pas la façon de monter de Céline qui est une bonne cavalière légère et expérimentée. D'ailleurs le lendemain elle s'est fait un point d'honneur de retravailler Eridan dans le paddock et elle a parfaitement réussi à le convaincre.